{"id":86,"date":"2018-12-14T23:13:46","date_gmt":"2018-12-14T22:13:46","guid":{"rendered":"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/?page_id=86"},"modified":"2019-02-07T01:13:37","modified_gmt":"2019-02-07T00:13:37","slug":"etat-de-la-situation","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/etat-de-la-situation\/","title":{"rendered":"\u00c9tat de la situation"},"content":{"rendered":"<p>En sciences naturelles, l\u2019\u00e9tude et la compr\u00e9hension des ph\u00e9nom\u00e8nes passent notamment par l\u2019acquisition de donn\u00e9es sur le terrain. La tendance actuelle en recherche est l\u2019\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes complexes par l\u2019int\u00e9gration des dimensions multidisciplinaires et spatio-temporelles. Le suivi continu sur un site exp\u00e9rimental est certainement parmi les outils les plus utiles pour \u00e9tudier \u00e0 long terme une probl\u00e9matique ayant des objectifs multiples. Les donn\u00e9es rendues disponibles gr\u00e2ce \u00e0 un suivi temporel peuvent ensuite \u00eatre utilis\u00e9es pour diff\u00e9rentes applications. Les sites exp\u00e9rimentaux associ\u00e9s \u00e0 des territoires prot\u00e9g\u00e9s sont des endroits privil\u00e9gi\u00e9s pour ce type d\u2019\u00e9tudes en raison de la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019accessibilit\u00e9 au site.<\/p><h3 id=\"elementor-tab-title-1461\" data-tab=\"1\" role=\"tab\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1461\"> <a >Site d&rsquo;\u00e9tude<\/a><br\/> <\/h3><p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/Localisation-Mont-Covey.jpg\" alt=\"\" width=\"175\" height=\"180\"\/><\/p><p>Le mont Covey Hill est situ\u00e9 \u00e0 65 km au sud-ouest de Montr\u00e9al, non loin de la municipalit\u00e9 de Havelock pr\u00e8s de la fronti\u00e8re entre le Canada et les \u00c9tats-Unis, et s\u2019\u00e9tend sur une superficie d\u2019environ 175 km<sup>2<\/sup>.<\/p><p>\u00c0 la faveur des connaissances actuelles du mont Covey Hill et de la r\u00e9gion, diff\u00e9rents instruments de mesure ont \u00e9t\u00e9 mis en place de mani\u00e8re permanente, et une base de donn\u00e9es concernant les esp\u00e8ces, les habitats et l\u2019hydrologie de la colline est maintenant accessible par les partenaires du Laboratoire naturel du mont Covey Hill et les chercheurs int\u00e9ress\u00e9s par le site.<\/p><p style=\"padding-left: 90px;\"><a href=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/Carte_instrumentation_3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/Carte_instrumentation_3.jpg\" alt=\"\" width=\"797\" height=\"538\"\/><\/a> Instrumentation<\/p><p style=\"text-align: justify;\">Le mont Covey Hill constitue l\u2019extension la plus nordique de la cha\u00eene de montagnes des Adirondacks (situ\u00e9e \u00e0 340 m au-dessus du niveau moyen de la mer) et domine la partie canadienne du bassin versant de la rivi\u00e8re Ch\u00e2teauguay. Les faces nord et est sont abruptes (pentes jusqu\u2019\u00e0 10 %), tandis que la face ouest pr\u00e9sente une pente plus douce vers la municipalit\u00e9 de Franklin. Du c\u00f4t\u00e9 sud, la colline rejoint les Adirondacks.<\/p><h3 id=\"elementor-tab-title-1462\" data-tab=\"2\" role=\"tab\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1462\"> <a >G\u00e9ologie<\/a><br\/> <\/h3><p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/roche.jpg\" alt=\"\" width=\"208\" height=\"156\"\/>La g\u00e9ologie du secteur d\u2019\u00e9tude correspond aux roches du Cambrien de la s\u00e9quence s\u00e9dimentaire des Basses-Terres du Saint-Laurent. Les deux formations retrouv\u00e9es dans cette r\u00e9gion sont: Covey Hill et Cairnside (Groupe de Potsdam). La formation de Covey Hill est compos\u00e9e de gr\u00e8s feldspathique (grains grossiers \u00e0 conglom\u00e9ratiques, g\u00e9n\u00e9ralement de couleur rouge\u00e2tre \u00e0 verd\u00e2tre) et reposant en discordance sur le Pr\u00e9cambrien. La formation de Cairnside est un gr\u00e8s quartzitique (grains moyens, couleur chamois).\u00a0<\/p><p style=\"text-align: justify;\">Le secteur est affect\u00e9 par un r\u00e9seau de diaclases orient\u00e9es g\u00e9n\u00e9ralement sud-ouest et nord-est. Des d\u00e9p\u00f4ts de till remani\u00e9 et de s\u00e9diments fluvioglaciaires se trouvent \u00e0 la base de la colline.<\/p><p style=\"text-align: justify;\">En raison des pentes abruptes sur les versants nord et est, la couverture de sol est quasi-inexistante sur la colline, et le roc est souvent rencontr\u00e9 entre 30 et 60 cm sous la surface. Des zones de sol plus \u00e9pais se trouvent sur la face ouest de la colline (loam) ainsi qu\u2019\u00e0 l\u2019ouest de la tourbi\u00e8re (silt et sable sur silt argileux de la mer de Champlain). Les contenus en mati\u00e8re organique des sols sont \u00e9lev\u00e9s et les faibles densit\u00e9s apparentes favorisent l\u2019infiltration de l\u2019eau jusqu\u2019au roc.<\/p><p style=\"text-align: justify;\">Il y a environ 12 000 ans (13 900 en ann\u00e9es \u00e9talonn\u00e9es), la marge glaciaire a d\u00e9gag\u00e9 le col de la colline, situ\u00e9 entre cette derni\u00e8re et d\u2019autres reliefs plus \u00e9lev\u00e9s au sud. Les eaux du lac Iroquois (anc\u00eatre du lac Ontario), se sont alors d\u00e9vers\u00e9es dans le lac Vermont (aujourd\u2019hui appel\u00e9 lac Champlain). Cet \u00e9v\u00e9nement s\u2019est produit sur une p\u00e9riode de temps relativement br\u00e8ve au cours de laquelle des d\u00e9bits tr\u00e8s importants se seraient \u00e9coul\u00e9s. Le d\u00e9versement du lac Iroquois par le col de Covey aurait d\u00e9lav\u00e9 les d\u00e9p\u00f4ts meubles sur une large r\u00e9gion, laissant le roc affleurant sur de grandes surfaces connues localement sous le nom de \u00ab Flat Rocks \u00bb. Ce roc affleurant et \u00e9rod\u00e9 est visible au sommet de la colline de Covey et \u00e0 plusieurs endroits au sud de la fronti\u00e8re, et a permis la mise en place d\u2019alvars, soit des habitats caract\u00e9ris\u00e9s par des sols tr\u00e8s minces et une v\u00e9g\u00e9tation \u00e9parse.<\/p><p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/tourbiere.jpg\" alt=\"\" width=\"208\" height=\"277\"\/><\/p><p style=\"text-align: justify;\">Une tourbi\u00e8re ombrotrophe est situ\u00e9e pr\u00e8s du sommet du mont Covey Hill. Cette tourbi\u00e8re s\u2019\u00e9tend sur une longueur de 1 370 m (axe est-ouest) et sur une largeur maximale de 670\u00a0m (axe nord-sud), et couvre une superficie d\u2019environ 55 ha. Il s\u2019agit d\u2019une tourbi\u00e8re acide (pH entre 3,8 et 4,9) et pauvre (conductivit\u00e9 \u00e9lectrique corrig\u00e9e entre 0 et 46 \u00b5m\/S). L\u2019\u00e9paisseur du d\u00e9p\u00f4t de tourbe atteint par endroit 3,6 m (Rosa et al. 2009). Le d\u00e9p\u00f4t organique se serait vraisemblablement mis en place \u00e0 la fin du Tardiglaciaire ou au d\u00e9but de l\u2019Holoc\u00e8ne. En effet, un \u00e9chantillon de tourbe pr\u00e9lev\u00e9 \u00e0 40 cm au-dessus de la base de d\u00e9p\u00f4t organique a \u00e9t\u00e9 dat\u00e9 (<sup>14<\/sup>C) \u00e0 10 300 ans BP (ann\u00e9es non \u00e9talonn\u00e9es) (Lavoie et al.2013). La tourbi\u00e8re doit son existence \u00e0 la pr\u00e9sence du roc sous-jacent relativement imperm\u00e9able \u00e0 l\u2019\u00e9coulement vertical.<\/p><h3 id=\"elementor-tab-title-1463\" data-tab=\"3\" role=\"tab\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1463\"> <a >Hydrographie<\/a><br\/> <\/h3><p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/lac_blue.jpg\" alt=\"\" width=\"269\" height=\"177\"\/>Le r\u00e9seau hydrographique d\u00e9bute \u00e0 la tourbi\u00e8re. Situ\u00e9e sur la ligne de partage des eaux, elle se d\u00e9verse \u00e0 l\u2019ouest vers la rivi\u00e8re aux Outardes et \u00e0 l\u2019est dans le ruisseau Allen qui alimente le lac Blueberry.<\/p><p style=\"text-align: justify;\">L\u2019alimentation en eau des cours d\u2019eau du mont Covey Hill, et indirectement celle des r\u00e9surgences o\u00f9 vivent certaines esp\u00e8ces de salamandres, est en partie assur\u00e9e par la pr\u00e9sence de la tourbi\u00e8re. La capacit\u00e9 de r\u00e9tention d\u2019une tourbi\u00e8re permet de r\u00e9duire les pertes d\u2019eau par ruissellement dans les cours d\u2019eau et de limiter les impacts d\u2019une s\u00e9cheresse estivale sur le r\u00e9seau hydrique. La contribution de la tourbi\u00e8re \u00e0 l\u2019hydrologie de la colline provient principalement de l\u2019\u00e9coulement par les cours situ\u00e9s \u00e0 ses deux exutoires. Les r\u00e9sultats d\u2019\u00e9tudes r\u00e9centes montrent que 95% des \u00e9coulements au sein de la tourbi\u00e8re se produisent dans les horizons superficiels de la tourbe, et sont aliment\u00e9s par les eaux de pluie et dans une moindre mesure par l\u2019aquif\u00e8re superficiel environnant (Levison et al. 2014). Les recherches ont \u00e9galement permis de d\u00e9limiter une zone autour de la tourbi\u00e8re qui contribue \u00e0 son alimentation en eau souterraine, correspondant au p\u00e9rim\u00e8tre de protection minimal dans lequel toute modification de la recharge de l\u2019aquif\u00e8re rocheux devrait \u00eatre \u00e9vit\u00e9e (M.Sc. Fournier, 2008).<\/p><p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/instrumentation-300x179.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"179\"\/><\/p><p style=\"text-align: justify;\">Deux stations de mesure enregistrent les d\u00e9bits dans le ruisseau Allen et dans la rivi\u00e8re aux Outardes depuis 2005. Huit stations de suivi des temp\u00e9ratures de l\u2019eau sont \u00e9galement distribu\u00e9es sur les principaux cours d\u2019eau et r\u00e9surgences de la colline. Cinq forages de particuliers ont \u00e9t\u00e9 instrument\u00e9s pour le suivi horaire des niveaux de la nappe, six puits ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s dans la tourbi\u00e8re et deux pi\u00e9zom\u00e8tres d\u2019observation ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 de la tourbi\u00e8re. Un pluviom\u00e8tre \u00e0 augets basculants et une sonde pour le suivi de la temp\u00e9rature de l\u2019air ont aussi \u00e9t\u00e9 mis en place non loin de la tourbi\u00e8re. Le Laboratoire naturel du mont Covey Hill b\u00e9n\u00e9ficie \u00e9galement de la pr\u00e9sence de deux forages instrument\u00e9s pour le suivi des niveaux de nappe appartenant au R\u00e9seau de suivi des eaux souterraines du Qu\u00e9bec (Minist\u00e8re de l\u2019Environnement et de la Lutte aux changements climatiques).<\/p><h3 id=\"elementor-tab-title-1464\" data-tab=\"4\" role=\"tab\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1464\"> <a >V\u00e9g\u00e9tation<\/a><br\/> <\/h3><p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/Floristique2-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\"\/>Les inventaires floristiques r\u00e9alis\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9t\u00e9 2006 dans la tourbi\u00e8re ont permis de d\u00e9tecter 57 esp\u00e8ces, dont sept esp\u00e8ces de mousses et six de sphaignes. Trois esp\u00e8ces carnivores sont aussi pr\u00e9sentes, soit la sarrac\u00e9nie pourpre, le rossolis \u00e0 feuille ronde et l\u2019utriculaire \u00e0 scapes g\u00e9min\u00e9s, une plante aquatique susceptible d\u2019\u00eatre d\u00e9sign\u00e9e menac\u00e9e ou vuln\u00e9rable au Qu\u00e9bec. <\/p><p style=\"text-align: justify;\">La tourbi\u00e8re se divise essentiellement en quatre groupements v\u00e9g\u00e9taux. Une \u00e9rica\u00e7aie \u00e0 androm\u00e8de glauque et Sphagnum angustifolium occupe l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 est de la tourbi\u00e8re. La portion centrale de la partie est de m\u00eame que l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 nord-ouest sont caract\u00e9ris\u00e9es par une \u00e9rica\u00e7aie \u00e0 cassandre calicul\u00e9 et sphaigne fauve. Une arbustaie \u00e0 sphaigne fauve occupe le centre ouest. Finalement, un lagg arbustif \u00e0 aulne rugueux ceinture la tourbi\u00e8re.<\/p><p style=\"text-align: justify;\">Au niveau floristique, le mont Covey Hill est situ\u00e9 dans le domaine bioclimatique de l\u2019\u00e9rabli\u00e8re \u00e0 caryer cordiforme (Bouchard et Brisson, 1996). Il est essentiellement bois\u00e9 et les coupes foresti\u00e8res y ont \u00e9t\u00e9 peu nombreuses, surtout \u00e0 son sommet o\u00f9 certains bois\u00e9s actuels \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 en place \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des premiers colons. Certains peuplements sont uniques dans la vall\u00e9e du Saint-Laurent. Parmi ceux-ci mentionnons les peuplements matures de pruches et les landes de pins g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es aux paysages nordiques. Ces derni\u00e8res se caract\u00e9risent par la pr\u00e9sence \u00e9parse de:<\/p><ul><li>pin rigide (<em>Pinus rigida<\/em>),<\/li><li>pin blanc (<em>Pinus strobus<\/em>),<\/li><li>pin rouge (<em>Pinus resinosa<\/em>)<\/li><li>pin gris (<em>Pinus banksiana<\/em>)<\/li><li>sous-bois d\u2019\u00e9ricac\u00e9es<\/li><li>strate muscinale compos\u00e9e essentiellement de lichens.<\/li><\/ul><p style=\"text-align: justify;\">Les landes de pins (ou alvars) sont surtout pr\u00e9sentes au sommet de la colline et se maintiennent par des ph\u00e9nom\u00e8nes incendiaires r\u00e9currents. On retrouve le pin rigide surtout au nord de la 202, dans la\u00a0<a href=\"http:\/\/www.mddelcc.gouv.qc.ca\/biodiversite\/reserves\/pin_rigide\/res_02.htm\">r\u00e9serve \u00e9cologique du Pin-Rigide<\/a>. De nombreux vergers sont pr\u00e9sents \u00e0 la base de la colline et forment un \u00e9l\u00e9ment important de l\u2019\u00e9conomie r\u00e9gionale.<\/p><h3 id=\"elementor-tab-title-1465\" data-tab=\"5\" role=\"tab\" aria-controls=\"elementor-tab-content-1465\"> <a >Les salamandres<\/a><br\/> <\/h3><p style=\"text-align: justify;\">Le mont Covey Hill est le seul endroit au Qu\u00e9bec o\u00f9 l\u2019on retrouve toutes les esp\u00e8ces pr\u00e9sentes dans la province. Les plus abondantes sont:<\/p><ul style=\"text-align: justify;\"><li>la salamandre sombre des montagnes (<em>Desmognathus orchrophaeus<\/em>)<\/li><li>la salamandre pourpre (<em>Gyrinophilus porphyriticus<\/em>)<\/li><li>la salamandre \u00e0 deux lignes (<em>Eurycea bislineata<\/em>)<\/li><li>la salamandre sombre du Nord (<em>Desmognathus fuscus<\/em>)<\/li><li>la salamandre cendr\u00e9e (<em>Plethodon cinereus<\/em>)<\/li><li>la salamandre \u00e0 quatre orteils (<em>Hemidactylium scutatum<\/em>)<\/li><li>Un hybride entre les salamandres sombres des montagnes et les salamandres sombres du Nord y est \u00e9galement fr\u00e9quent.<\/li><\/ul><p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/salamandre2.jpg\" alt=\"\" width=\"208\" height=\"156\"\/><\/p><p style=\"text-align: justify;\">Bonin (1992) a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 identifier la salamandre sombre des montagnes sur le mont Covey Hill, alors le seul endroit au Canada o\u00f9 l\u2019esp\u00e8ce avait \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e. Au Qu\u00e9bec et au Canada, la salamandre sombre des montagnes poss\u00e8de le statut d\u2019esp\u00e8ce menac\u00e9e (voir\u00a0<a href=\"http:\/\/www3.mffp.gouv.qc.ca\/faune\/especes\/menacees\/liste.asp#amphibiens\">MFFP<\/a> et Environnement et Changement climatique Canada). Ce statut indique qu\u2019elle est susceptible de devenir une esp\u00e8ce en voie de disparition si rien n\u2019est fait pour contrer les facteurs mena\u00e7ant de la faire dispara\u00eetre (le plan programme de r\u00e9tablissement de la salamandre sombre des montagnes peut \u00eatre consult\u00e9 <a href=\"https:\/\/faune-especes.canada.ca\/registre-especes-peril\/species\/speciesDetails_f.cfm?sid=1004\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>).<\/p><p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/Pourpre-300x216.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"216\"\/><\/p><p style=\"text-align: justify;\">Parmi les autres esp\u00e8ces pr\u00e9sentes, la salamandre pourpre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9e comme \u00e9tant une esp\u00e8ce menac\u00e9e au Canada et vuln\u00e9rable au Qu\u00e9bec (le plan de gestion de la salamandre pourpre peut \u00eatre consult\u00e9 <a href=\"https:\/\/faune-especes.canada.ca\/registre-especes-peril\/species\/speciesDetails_f.cfm?sid=1160\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ici<\/a>). La salamandre sombre du Nord et la salamandre \u00e0 quatre orteils sont \u00e9galement des esp\u00e8ces susceptibles d\u2019\u00eatre d\u00e9sign\u00e9es menac\u00e9es ou vuln\u00e9rables au Qu\u00e9bec. Mis \u00e0 part la salamandre \u00e0 quatre orteils pr\u00e9sente dans la tourbi\u00e8re, les autres esp\u00e8ces sont inf\u00e9od\u00e9es aux cours d\u2019eau de la colline.<\/p><p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/Sombre-nord-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\"\/><\/p><p style=\"text-align: justify;\">En raison de leur nature amphibie, les salamandres sont sensibles aux modifications du r\u00e9gime hydrique de leurs habitats pouvant r\u00e9sulter d\u2019un d\u00e9boisement ou d\u2019un pompage excessif de la nappe. Les menaces auxquelles les salamandres font face ne sont toutefois pas toutes directement perceptibles et la pollution de l\u2019eau et des sols ainsi que les changements climatiques pourraient aussi aggraver la situation.<\/p><p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/12\/Sombre-montagne-248x300.jpg\" alt=\"\" width=\"248\" height=\"300\"\/><\/p><p style=\"text-align: justify;\">CNC, en collaboration avec l\u2019\u00e9quipe de r\u00e9tablissement des salamandres de ruisseau et le minist\u00e8re des For\u00eats, de la Faune et des Parcs (MFFP), r\u00e9alise des inventaires de salamandres des ruisseaux de Covey Hill depuis 2004. Un suivi des populations est \u00e9galement effectu\u00e9 annuellement depuis 2009 sur des parcelles permanentes. Cette activit\u00e9 fait partie du Plan de conservation des salamandres de ruisseaux au mont Covey Hill, qui oriente les strat\u00e9gies de protection \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la colline.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En sciences naturelles, l\u2019\u00e9tude et la compr\u00e9hension des ph\u00e9nom\u00e8nes passent notamment par l\u2019acquisition de donn\u00e9es sur le terrain. La tendance actuelle en recherche est l\u2019\u00e9tude des ph\u00e9nom\u00e8nes complexes par l\u2019int\u00e9gration <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/etat-de-la-situation\/\">Continuer la lecture \u2192<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":25,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-86","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/86","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=86"}],"version-history":[{"count":70,"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/86\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":490,"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/86\/revisions\/490"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/media\/25"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/multisite-sciences.uqam.ca\/laboratoiresnaturels\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=86"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}